Pour les écoles,  Vie à bord

Le jour du départ

Nos premiers pas sur le bateau

Le mardi 13 janvier, nous avons quitté notre appartement de location pour aller rejoindre le Marion Dufresne.

La première nuit, le bateau est resté au port. Il était amarré (accroché par des cordes) dans un port de marchandises, dans la ville de Le port (pas compliqué à retenir hihi) à la Réunion ! C’est un port spécialisé dans le transport de marchandise qui sont contenues de très grosses boîtes appelées containers et il y a des machines géantes pour les déplacer un peu partout 🏗️. Nous nous sentions très petit parmi les machines !

Un bateau qui transporte et explore

Le Marion Dufresne est un bateau français très spécial. Il a deux grandes missions :

  • Explorer l’océan avec les scientifiques
  • Transporter des choses vers des îles très loin dans le sud (ravitailler les terres australes), près de l’Antarctique

À bord, pour cette campagne MD249, nous sommes :

  • 41 scientifiques qui étudient la mer,
  • 45 marins qui conduisent et entretiennent le bateau.

Le bateau est énorme : il mesure 120 mètres, la longueur d’un grand terrain de foot ! ⚽⚽⚽. Il a aussi plusieurs étages à l’intérieur (les ponts).

À l’intérieur, il y a :

  • des chambres,
  • des laboratoires pour faire des expériences,
  • un restaurant,
  • une salle de sport,
  • et même une salle pour les réunions.

C’est comme un petit village flottant ! Au début, on s’y perd facilement… c’est un vrai labyrinthe !

Côté transport, il apporte :

  • des personnes vers les bases des îles (des sortes de villages de chercheurs) et à leur retour
  • des conteneurs et des colis lourds (nourriture, tuyaux, …)
  • du carburant pour les bases dans un compartiment pétrolier
  • un porte hélicoptère

Il possède donc des grues, des treuils, et même des bateaux pour transporter les choses sur les îles car il n’y a pas de port pour rejoindre les côtes des îles australes !

Le Marion Dufresne à quai à la Réunion

Les cabines

Sur le navire il y a des cabines, c’est une chambre avec un bureau et une petite salle de bain privée.

J’ai beaucoup de chance : elle est grande et j’ai deux hublots, des petites fenêtres rondes pour regarder la mer 🌊. Je suis à tribord (côté droit) sur le pont F. Les cabines sont toutes numérotées comme dans un hôtel. Mais même avec une belle vue, on peut quand même avoir le mal de mer 🤢 !

La sécurité et les règles de vie

Quand tout le monde est monté sur le bateau, il y a eu une réunion avec tous les passagers à 14h où le commandant nous a expliqué les règles :

  • comment rester en sécurité 🦺,
  • comment bien vivre ensemble ❤️,
  • et que faire en cas de problème.

Nous sommes très loin de la terre, alors il faut bien faire attention les uns aux autres. Nous avons même un médecin à bord du bateau, une infirmerie et une salle d’opération !

Nous avons aussi fait un exercice de sécurité : au bruit de l’alarme et des consignes du commandant, nous avons fait semblant d’évacuer (de quitter) le bateau comme s’il y avait un danger. C’était un peu comme un jeu… mais très sérieux ! Nous sommes même monté dans l’embarcation de secours, une sorte de petit sous-marin flottant.

Préparer les laboratoires 🔬

Chaque équipe de scientifiques a apporté son matériel préféré dans de grosses caisses (on appelle ça des malles). En général il arrive avant par conteneurs, pratique ! Nous les avons ouvertes pour installer les laboratoires. C’est là que les scientifiques vont observer l’eau, les animaux et faire leurs expériences. La science peut commencer ! ✨

Le grand départ

À 17 heures, le bateau est parti du port. Il pleuvait très fort, il y a eu une méga averse !

Nous sommes montés tout à l’avant du bateau (enfin surtout les novices, ceux pour qui c’est le premier voyage à bord du navire), sur le pont le plus haut, pour regarder la ville s’éloigner… L’aventure en mer venait de commencer 🚢🌊

Lorsque que l’on quitte la terre ferme, les vagues se sentent sous la coque du bateau qui commence à tanguer. Plus les vagues sont hautes et cahotiques, plus le bateau bouge et certains peuvent se sentir mal car le corps doit s’adapter pour ne pas tomber sans cesse. Quand on est malade on appelle ça avoir le mal de mer et c’est assez naturel de l’avoir les premiers jours. On appelle ça l’amarinage !

Bon, vous avez pu le deviner je n’ai pas été au top de ma forme mercredi soir et ce jeudi. J’ai pris un médicament au doux nom de « Mercalm » pour essayer de retrouver un peu de forme. Mais comme le médicament fait dormir…, pas facile de vous écrire !

Photo de l’équipe Themisto : Eric Bonnivard, Aurélie Chambouvet, Lauren Kittell-Porter, Andreas Wallberg, Didier Goulet-Tran, Robin Maillochon, Marion Thellier, Corentin Clerc,
Eve Sassier, Marion Themeze-Leroy,
Clémentine Renneville, Cédric Cotté et Yacine Moufid

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